Notre histoire

Née en septembre 1969, la société René Derhy s’installe rapidement dans ses locaux définitifs au 4 de la rue du Faubourg Poissonnière. D’abord société d’importation de tissus, la société se convertit en société de style à la suite d’une commande annulée. Elle fabrique d’abord des tuniques indiennes aux couleurs vives et aux décorations hippies, puis passe rapidement à d’autres produits allant jusqu’à fabriquer des veste en mouton de turquie : des moumoutes ! C’était top pour aller à Woodstock écouter Hendrix!

Les premiers amis

C’était l’époque du Cash and Carry, les clients achetaient le matin pour revendre l’après-midi. Rapidement les clients affluent dans le petit local du 4 rue du Faubourg Poissonnière, les Galeries Lafayette, mais aussi certains vendeurs célèbres du Marché aux Puces de St Ouen, l’Indien ça vous dit quelque chose ? Quelques débutants se croiseront qui deviendront célèbres: les frères Marciano, un certain Max Azria, Roland Beaumanoir, Etam, Armand Thierry et d’autres qui créeront plus tard des chaînes célèbres, des Camaieux, Kiabi, Cache-Cache, Guess. Les concurrents étaient souvent des amis, dont Mayagor, avec M et Me Roumanoff (parents d’Anne). A cette date, téléphoner en Asie était une aventure, c’était l’ère du télex, qui crépitait au fond du petit bureau de René, et qui passait des commandes au gré de la demande.

Le romantisme ethnique

Dans les années 80 les chaînes de distributions se forment, et leur taille va leur permettre de se passer de fournisseurs. Derhy se transforme alors en une société de création. Yvette et René Derhy s’entourent de stylistes, et partent faire des collections et mettre au point leur modèles. Claudie Pierlot fera partie des premières stylistes de René Derhy, avant de prendre son indépendance associée avec René Derhy dont elle restera proche jusqu’à sa vente en février dernier au groupe Maje/Sandro. Les années 80 vont être marquées par l’éclosion de la véritable personnalité de René Derhy qui abandonne l’homme et crée un style ultra-féminin romantique ethnique, souvent travaillé de broderies, perles, paillettes, donnant priorité à la création et au détail féminin et se positionnant à mi distance entre luxe et mass-market.

La maturité d’une marque

Les années 90 ont exploité cette tendance avec l’ouverture de magasins et le déploiement de collections d’hiver et d’été. Le modèle économique s’affine, les fournisseurs deviennent progressivement des partenaires, souvent des amis. Le nombre de stylistes augmente, certains stylistes réputées travaillent pour la marque, parfois sans l’avouer publiquement. Enfin les campagnes de pub à la télé et dans le métro donnent à la marque son célèbre titre: « On t’a reconnu! René Derhy! ».

Claudie Fain rejoint la marque durant cette décennie, et, après un passage à vide vers les années 1998, la marque redécolle après l’an 2000 modernisée grâce à un nouveau style, une logistique performante et sa présence internationale. Internet fait revivre l’époque Cash & carry du début en ouvrant un show-room virtuel réservé aux professionnels.

La marque renaît, portée par son ADN anti-conformiste et sa créativité, qui continue de la distinguer dans un monde désormais globalisé.

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